Après ce mois d’Octobre si troublé en France, nous voici relancés par la fête de la Toussaint : elle nous offre ce magnifique évangile des béatitudes dont les paradoxes nous appellent à un saut dans la Foi.
Et voici que j’entends en écho ces quelques vers du poète Charles Péguy :
(...) l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.
(...) La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et l'Eternité
La Charité aime ce qui est.
Dans le Temps et l'Eternité.
L'Espérance voit ce qui sera.
Dans le Temps et pour l'Eternité.
(...) L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera.
(...) Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses grandes sœurs,
Qui la tiennent par la main,
La petite espérance
S’avance.1
Dominique Derivery
1 Charles PEGUY, Le Porche du Mystère de la deuxième vertu, in Oeuvres poétiques complètes, La Pléïade, 1954, p;176-178, passim.






